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Ecole Front

École.jpg L’école primaire des Falaises.

Transfert d’élèves de Prévost à Saint-Hippolyte: la contestation s’organise…

Les dirigeants de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord ont laissé planer, mercredi dernier, la possibilité que quelque 70 élèves de l’école des Falaises, à Prévost, soient transférés vers une école de Saint-Hippolyte, pour l’année scolaire 2019-2020.

Il n’en fallait pas davantage pour que la riposte des parents s’organise.

«Une décision aussi grotesque»

Pour un, l’ex-conseiller municipal à Prévost et père de trois enfants, Joël Badertscher, sévit sur sa page Facebook pour dénoncer la situation.

«Je veux, non j’exige, qu’on me donne les raisons de votre brillante décision de déporter (oui c’est le mot qui convient!) 68 élèves de l’école des Falaises, de Prévost, à l’école des Hauteurs, à… Saint-Hippolyte! Comment expliquer une décision aussi grotesque qui aura des conséquences négatives inexorables sur les élèves de Prévost, qui seront amenés, tels des parias, des bouche-trous, dans une autre municipalité, un autre milieu, une autre communauté!»

Et M. Badertscher de poursuivre «n’existe-t-il pas trois écoles primaires à Prévost? N’y a-t-il pas un moyen plus humain de redécouper le territoire de Prévost pour que ces enfants restent dans leur communauté? Vous dites vouloir lutter contre le décrochage scolaire, mais par une décision comme celle-là, vous faites tout pour que ces élèves soient déracinés et, par conséquent, se sentent “étrangers” et ne s’intègrent jamais… Tout pour favoriser le décrochage! Bravo».

Et un agrandissement?

Il met également en relief que «la Ville de Prévost a fait l’acquisition du terrain de l’école des Falaises à gros prix, à la demande de la commission scolaire. Le terrain devait être grand, car l’agrandissement de l’école était déjà prévu…»

«Les enfants qui en payent le prix»

Concernant un potentiel agrandissement, les propos de M. Badertscher trouvent écho dans ceux d’un autre père, Jean-Pascal Giroux, qui nous a fait parvenir son point de vue par courriel.

  1. Giroux expose également un éclairage quant aux conséquences pour les enfants.

«Pour remplir la nouvelle école, l’école des Hauteurs a été vidée et la CSRDN voudrait venir chercher des enfants dans notre ville pour remplir cette dernière. De plus, avez-vous pensé, que parmi les résidants de Prévost, certains travaillent à Montréal, qu’ils passent déjà 3 heures par jour dans leur voiture et que pareille répartition, c’est leur imposer 30 minutes supplémentaires matin et soir. Encore plus de temps passé au service de garde, une fois encore, ce sont les enfants qui en payent le prix»,opine-t-il.

Si bien que, selon son évaluation, «la CSRDN semble avoir échoué, failli à la tâche de bien gérer les taxes scolaires que vous nous percevez, au détriment d’enfants, qui en aucun cas ne méritent pareille tristesse, insécurité et angoisse».

À l’écoute des parents

Selon les autorités de la Ville de Prévost, la décision ne serait pas prise officiellement.

C’est ce qu’elles ont fait savoir par voie de communiqué de presse, tout en se disant solidaires de leurs concitoyens dans ce dossier.

«Lors d’un entretien téléphonique dans la matinée du 25 octobre, le président de la commission scolaire, M. Jean-Pierre Joubert, a assuré le maire (Paul Germain) que la décision finale n’a pas encore été prise, que l’information a été transmise au Conseil d’établissement des écoles et que la CSRDN consultera les parents et sera à leur écoute»,souligne-t-on.

Ce qui n’empêche pas le maire de considérer que les parents ont raison de se manifester à ce stade-ci du processus.

«La commission scolaire va expliquer le bien-fondé de leur proposition aux parents. Il s’agira d’un bel exercice d’échange et l’occasion de démontrer que la démocratie scolaire est encore vivante dans nos écoles. Il est clair, selon Paul Germain, que la mobilisation des parents pourrait faire une différence dans la décision de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord».

École secondaire

L’occasion est belle et Paul Germain ne manque pas d’en profiter.

«Nous avons ici la preuve que nos écoles primaires débordent. La suite logique à tout ça, c’est l’implantation d’une école secondaire à Prévost pour rassembler nos jeunes citoyens de nos deux municipalités!» ajoute M. Germain.

 

 

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