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Commentaires par Mathieu Locas

Maher vs Fauteux

Le départ de Mario Fauteux est la première crise publique du parti Vision Saint-Jérôme. Rappelons les faits. Le matin du 6 octobre, date limite pour les mises en candidature, Stéphane Maher, accompagné de Gilles Robert et Benoit Beaulieu, ses principaux alliés au conseil, rencontre Mario Fauteux. Le maire ne passe pas par quatre chemins. Il lui rappelle qu’il a été organisateur de la campagne de Marc Gascon en 2001 et lui demande s’il a été rencontré Jacques Duchesneau (inspecteur général du Bureau de l’intégrité professionnelle et administrative) dans le but de dénoncer des situations irrégulières qu’il aurait pu avoir notées. Mario Fauteux répond non. Le divorce venait d’être prononcé.

Discussion avec le maire

Samedi matin, j’ai parlé avec Stéphane Maher une quinzaine de minutes.

«Monsieur le maire, pourquoi rencontrer Mario Fauteux à la dernière minute, impossible pour lui de se tourner de bord et qu’il se présente comme indépendant.»

«Nous étions prêts à aider Mario, s’il voulait se présenter indépendant. Nous l’aurions aidé à trouver ses signatures. Mais compte tenu de son passé avec Marc Gascon, à une époque où il y avait des élections “clés en main” et que Mario n’ait pas cru bon de rencontrer le BIPA, nous ne pouvions plus continuer avec lui.»

«Mais vous auriez pu lui dire une semaine d’avance, ça aurait changé quoi?»

«Mario parle beaucoup. On voulait éviter que ça parte sur tous les bords.»

Un vieux dicton en politique dit que: «tes amis, tu les gardes près de toi, mais tes ennemis, tu les gardes encore plus près». La stratégie de Vision Saint-Jérôme semblait aller dans le sens de ce dicton. Organisateur politique depuis plus de 40 ans, Mario Fauteux a tous les contacts en matière de financement, «poseux de pancartes», agent officiel, pointage, etc. En lui donnant quelques heures pour faire un virage à 180 degrés, les chances de le voir comme indépendant étaient faibles.

Bernard Bougie

«OK pour Mario Fauteux, mais que se passe-t-il avec Bernard Bougie? Vous avez accepté qu’il soit candidat de votre parti et pourtant il était conseiller dans l’équipe Gascon. A-t-il été rencontrer le BIPA?»

(Bernard Bougie a fait l’objet d’un reportage à Radio-Canada le 28 juin 2011. En toile de fond, une soirée au restaurant La Caravelle pour le parti de Marc Gascon. Voici des citations disponibles sur le Web. «Daniel Picotte a affirmé à Radio-Canada que le conseiller municipal de l’équipe Gascon Bernard Bougie lui avait demandé de ne pas payer pour la nourriture étant donné que le restaurateur avait obtenu, quelques semaines auparavant, un permis pour bétonner le plancher de sa terrasse […] Radio-Canada a obtenu le chèque qui a été envoyé au restaurateur. Le montant indiqué est de 2 034 $, soit le prix pour les boissons et le service, uniquement.»)

«Non, il n’a pas rencontré le BIPA.»

«Mais, Monsieur Maher, rappelez-vous le reportage de Radio-Canada. Ça sentait le “fling-flang” à plein nez et Monsieur Bougie est toujours dans vos rangs.»

J’avais beau insister, le maire revenait toujours sur l’alliance Gascon-Fauteux.

«Il se passe quoi s’il y a une suite au reportage de Radio-Canada concernant Bernard Bougie?»

Le maire lâche le morceau. «Peu importe c’est qui, il ou elle va sortir. On n’accepte pas le “fling-flang” dans notre parti.»

Voilà une réponse qui est claire. La suite des choses sera importante. Est-ce que l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) donnera une suite à ses enquêtes sur Saint-Jérôme? Les conseillers municipaux de l’ère Gascon, en l’occurrence Bernard Bougie et Benoit Delage, auront-ils à répondre à des questions? Le temps le dira.

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Mathieu Locas

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