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Suzanne Fortin

Photo Claude Cormier «J’ai eu une belle carrière d’avocate. Au niveau professionnel, au niveau de l’entreprise, au niveau de l’ensemble» considère Suzanne Fortin.

«Je suis toujours à la recherche de nouveaux projets» -Suzanne Fortin

Suzanne Fortin est devenue, à la fin du mois dernier, la première femme, à titre individuel, à remporter le prestigieux Jérôme Le Grand remis par la Chambre de commerce et d’industrie du Saint-Jérôme métropolitain. Son père Marc avait reçu le même hommage en 1976.

Personne ne doutera que, dans les deux cas, c’était pleinement mérité.

Avocate à 21 ans

Suzanne Fortin a commencé tôt sa carrière.

Reçue avocate à 21 ans, elle a fait ses premières armes dans le bureau de Jean-Yves Finn, comme stagiaire. Après elle ouvrira son bureau avec une autre fille, Diane Piché. «On a établi, en 1984, ce qui doit être le premier bureau d’avocates, peut-être pas au Québec, mais en région. On avait eu un article dans le supplément Perspective de La Presse.

C’est surtout dans un grand bureau jérômien que Suzanne Fortin a passé la grande majorité de sa carrière d’avocate au sein de l’étude qui comptait déjà les André Rochon, Claude Auclair et Albert Prévost et opérait sous l’appellation Rochon, Prévost, Auclair et Fortin.

Après avoir touché à tous les domaines au début, elle se sera spécialisée en droit de la famille.

«J’ai été très chanceuse, parce que j’étais bien entourée. Avec des gens d’affaires qui ont permis que je grandisse là-dedans. J’ai eu une belle carrière d’avocate. Au niveau professionnel, au niveau de l’entreprise, au niveau de l’ensemble …  Je n’ai aucun regret si ce n’est d’avoir commencé tôt et de ne pas avoir pris un an pour faire le tour du monde comme font les jeunes aujourd’hui».

Elle quittera l’étude Prévost Fortin D’Aoust, en 2012 quand Marc (D’Aoust, avocat dans le même bureau et conjoint) est décédé.

« Ça m’a fait réfléchir. Je me suis dit que je ne voulais pas mourir et avoir été avocate toute ma vie».

Elle changé complètement de vie professionnelle.

«Je veux faire encore d’autres choses. Je veux étudier dans d’autres choses. Je suis ouverte à un paquet de choses».

Les gens lui demandent souvent si elle a pris sa retraite. «C’est un mot que je déteste. Non, je ne suis pas retraitée. Je veux faire d’autres choses. Même si ce n’était que du bénévolat dans différents secteurs. Je souhaite transmettre mon savoir. Pour moi, c’est important. Transmettre ce que j’ai pu apprendre pendant toute ma vie. Les bons et mauvais coups. Aider les gens là-dedans».

Parallèlement, elle siège au conseil d’administration du réseau des ingénieurs du Québec qui s’appelle maintenant Génium 360.

«J’y ai fait ma première application» note-elle avec un petit sourire. « Je n’avais jamais envoyé mon CV. Ils voulaient des non-ingénieurs choisis par un conseil d’administration. Je suis sur un comité de gouvernance et pour les règlements généraux. Dans un domaine complètement différent de ce que j’ai connu, à Montréal, hors de ma zone de confort et de la région».

Mme Fortin suit, de plus, des cours de perfectionnement régulièrement. Elle gère des investissements personnels et s’affaire à monter un service de mentorat au niveau des avocats de la région.

«Je suis toujours à la recherche de nouveaux projets» confie-t-elle.

Pallia-vie

Parlant de projet, le nom de Suzanne Fortin est associé à tout jamais à la Fondation Pallia-Vie et à la Maison de soins palliatifs de la Rivière-du-Nord.

Elle est présidente de la Fondation et membre du conseil d’administration de la Maison.

Et on ne parle surtout pas de titres honorifiques dans les deux cas.

«La Fondation m’occupe énormément. Pallia-vie, c’est au-dessus de 20 ans d’implication. C’est ma maison, d’une certaine façon. Je l’ai construite. À titre de présidente du conseil d’administration, il y a quelques années, j’ai travaillé à la construction avec du monde extraordinaire (elle nomme Claude Beaulieu, Bernard Casavant, Jean-Claude Chartrand, Jean-François Rouleau) …   Je tiens beaucoup à la pérennité de l’organisme».

Un père impliqué

Ce qui ne l’empêche pas de garder du temps pour ses petits-enfants. C’est même une priorité.

«J’ai trois petits-enfants et dans mon horaire, je veux qu’il y ait de la place pour eux. Je veux les voir grandir. Je veux participer à leur évolution, sans me mêler d’éducation. C’est important. Je passe du temps avec eux. Il y en a un qui est à Montréal. J’y vais au moins une fois par semaine. Je veux qu’il me connaisse et je veux le connaître».

En outre, on ne peut pas parler de Suzanne Fortin, sans faire allusion à la grande implication de son père Marc (94 ans) qui a laissé sa marque à bien des égards dans la communauté jérômienne et, surtout, a transmis à sa fille un attachement profond pour Saint-Jérôme et la région.

«Quand j’étais aux études, comme plusieurs jeunes, je me disais que j’irais travailler à l’extérieur, mais je suis revenue vite, parce que j’étais bien ici. Mon père qui était en affaires m’a montré cela. Il a cru avant moi à la région.Il s’est impliqué énormément dans la création des paroisses. Il a été impliqué à la commission scolaire. Il a eu son journal ici (L’écho du Nord, puis, plus tard, s’est ajouté le Journal Le Mirabel, qu’il a acquis de la Famille Chartrand qui l’avait fondé). Il a eu beaucoup de demandes pour faire de la politique. Il a toujours refusé parce qu’il voulait conserver son objectivité de journaliste. L’achat local, c’est important pour lui».

Bien plus que de l’attachement, il y la fierté d’être Jérômienne. Quitte à défendre farouchement ses origines, au besoin.

«Il y a quelques années, l’appellation Le 450 ou l’expression trou de beigne, ça m’insultait. Pourquoi ça? On n’est pas moins fins que le 514 …  On est peut-être mieux qu’eux-autres».

Qui plus est, «si on regarde ce que Saint-Jérôme est devenue depuis quelques années… L’effort qui se fait actuellement pour essayer de trouver des solutions au centre-ville. La concertation qui peut y avoir avec les gens autour. Au niveau industriel, ça commence à se développer davantage. Ça a pris du temps, mais on y est… On a eu une belle visibilité avec les véhicules et les autobus électriques. Ça va prendre encore plus de promotion, mais c’est clair qu’on a évolué … On a une ville qui se développe et qui va continuer à se développer. Il y a une volonté de faire plus…»

Des édiles en place, elle dit d’ailleurs: «Ils sont là. Ils s’impliquent. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’ils font et de la façon qu’ils le font, mais on a tous le même but. C’est de faire de cette région un moteur économique important et de voir Saint-Jérôme comme une des belles villes du Québec. Elle s’embellit énormément. On a juste à regarder ce qu’ils ont fait sur Place de la gare. La salle de spectacle. Je ne sais pas si les gens le comprennent à quel point on a une belle salle de spectacle … Toutes les traditions qu’il y a autour de Saint-Jérôme, pour moi c’est important. Je ne pense pas qu’un jour je vais partir d’ici».

 

 

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