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Dupras

Photo UQO - Jérôme Dupras (à gauche) en compagnie de Stéphane Maher.

Un cowboy écologiste à Saint-Jérôme

Jérôme Dupras était de passage au campus jérômien de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pour y présenter la conférence Arbres, sciences et rock’n’roll.

Des arbres et des sciences, Jérôme Dupras s’y connaît, puisqu’il est professeur au Département des sciences naturelles de l’UQO et chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT). Quant au rock’n’roll, si on vous dit qu’il est membre fondateur et bassiste des Cowboys Fringants, ça doit bien vous situer…

Dans un contexte de changements climatiques et d’étalement urbain, le professeur Dupras a abordé à cette occasion la question des inondations du printemps 2017. Il a proposé notamment que la nature devienne une alliée dans la prévention des inondations par les milieux humides, la purification de l’air par les végétaux ou la lutte contre les îlots de chaleur par les arbres urbains.

Jérôme Dupras a parlé également de la Fondation Cowboys Fringants (il en est le président) qui, en collaboration avec le Jour de la Terre et la Fondation David Suzuki, a mis sur pied le projet de plantation de 375 000 arbres pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal.

Rencontre avec Maher

Dans le cadre d’une brève rencontre tout à fait fortuite qui a précédé sa conférence, Jérôme Dupras a eu l’occasion de bavarder quelques instants avec le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, qui était de passage dans les locaux du campus de l’UQO pour un tout autre sujet.

Sollicités par Infos Laurentides pour commenter leur échange, les deux hommes disent avoir apprécié.

«Il s’agissait en fait d’une rencontre informelle. Il est venu me saluer et nous avons fait un brin de jasette. Comme il a œuvré avec l’industrie pétrolière pendant 15 ans, nous avons notamment échangé sur le sujet et aussi concernant le système de navette qu’il a mis en place pour se rendre au centre-ville. On sent qu’il a une passion pour l’environnement…», de souligner Jérôme Dupras, au cours d’une conversation téléphonique, au lendemain de sa conférence.

Des propos qui trouvent écho dans ceux du premier magistrat jérômien dont l’expérience avec l’industrie pétrolière l’incite à parler de… véhicule électrique!

Faisant remarquer que les choses ont beaucoup évolué dans ce domaine au fil des ans, Stéphane Maher y va d’une suggestion intéressante.

«Avec les véhicules électriques, ce n’est pas la batterie comme telle qui cause problème, mais le réseau de recharge qui est déficient. Considérant que les compagnies pétrolières disposent d’un réseau de stations-service, je leur imposerais d’y avoir des bornes de recharge pour les véhicules électriques…».

Éco-corridor

Par ailleurs, parmi les nombreuses actions écologistes qu’il a posées au fil des ans, Jérôme Dupras est à l’origine du Mouvement Ceinture verte qui, créé en 2014, vise, entre autres, la sensibilisation des élus des différents paliers de gouvernement et des citoyens à l’importance de l’identification, de la préservation et de la restauration de la connectivité entre les milieux naturels d’une région. Son but est la mise en place d’une trame verte et bleue dont les citoyens peuvent bénéficier.

À cet égard, il n’a que de bons mots pour Éco-corridors impliqué dans les Laurentides «qui fait un très bon travail» note-t-il.

Un éco-corridor, nous apprend l’organisme, est un segment de terrain sur lequel pousse une végétation naturelle non entretenue. Ce segment est positionné dans la trame du paysage pour réunir des milieux naturels protégés ou non.

«On dit que plus le territoire est fragmenté par des infrastructures, plus on a besoin d’éco-corridors pour permettre aux espèces de se disperser, de se reproduire pour diversifier leur bagage génétique et ainsi leur permettre de s’adapter aux changements de leur environnement (climat, dérangement, pluviométrie, drainage, etc.).»

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