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Gingras

«Je suis le dernier des Mohicans»,note Marc Gingras. Photo Mychel Lapointe

L’esprit de famille, clé de la réussite du Garage Gingras

Reine Côté, 

rcote@infoslaurentides.com

Réputé chirurgien, le docteur Marc Gingras s’est promené d’un hôpital à l’autre du Québec, jusqu’au jour où il a décidé de troquer sa carte d’entrée des centres hospitaliers pour les clés du Garage Gingras, ayant pignon sur le boulevard des Laurentides depuis que son grand-père Jules-Édouard Gingras y a ouvert sa forge, en 1923.

Pendant 25 ans, le docteur Gingras a sacrifié sa vie personnelle, sa liberté, au nom du Serment d’Hippocrate. Susceptible d’être appelé d’urgence par un hôpital 24 heures sur 24, laisse peu de disponibilité à une vie privée. Lorsque son père Rémi a pris sa retraite de la direction du garage familial, sa reprise en main représentait pour Marc Gingras l’opportunité de changer de vie, d’avoir enfin un horaire régulier tout en relevant un défi à la hauteur de ses ambitions.

«C’est un virage à 180 degrés»,avoue-t-il. Il faut dire qu’il n’était point néophyte dans l’univers de l’automobile si cher à son père et à son grand-père avant lui. Car, ce garage est une histoire de famille qui commence dans les années 1920, sous Jules-Édouard, le patriarche d’une descendance de neuf enfants dont il parviendra à intéresser trois d’entre eux au travail de garagiste: Paul, Jules et Rémi. Tout comme ses cousins, Marc Gingras y a travaillé plusieurs étés durant sa jeunesse, avant d’entreprendre ses études de médecine.

En reprenant le garage après sa tumultueuse carrière dans les soins de santé, menée par un horaire éclaté, Marc Gingras s’est attelé à la tâche. «Administrer une business, c’est un défi intellectuel. Il faut apprendre les lois du travail, comment faire l’inventaire, gérer l’argent, établir le contact avec les employés et faire en sorte que l’entreprise soit rentable. C’est très complet comme défi»,indique-t-il, en ajoutant qu’un certain stress accompagne les responsabilités d’un administrateur.

Bientôt centenaire

Or, l’idée de vendre n’était pas une option. Pas pour son père du moins. Et les lacunes de fonctionnement du milieu de la santé actuelles l’ont convaincu de prendre sa suite en 2015.

Au garage, le Dr Gingras a été bien accueilli par les sept employés, qui le connaissaient bien puisqu’il passait fréquemment dans les parages. Celui-ci croit d’ailleurs que l’esprit de famille a fortement concouru à la réussite de l’entreprise qui n’a cessé de s’agrandir au fil des décennies. D’une simple petite forge, elle s’est étendue à 20 000 pieds carrés et s’est spécialisée dans les suspensions. «Le premier à offrir ce type de service»,spécifie M. Gingras.

Outre la présence de Marc Gingras, seul son cousin Daniel, le fils de sa tante Lucie, travaille dans l’entreprise familiale. N’ayant pas eu d’enfant, aucun Gingras ne prendra donc la suite des affaires. «Je suis le dernier des Mohicans», souligne-t-il, déterminé à rendre son héritage familial centenaire.

 

 

 

 

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