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Sainte Sophie

La mairesse Louise Gallant.

L’aide du ministère de l’Environnement demandée: des sols contaminés à Sainte-Sophie

La municipalité de Sainte-Sophie se retrouve avec un problème de sols contaminés ayant servi à du remblayage sur certains terrains. Le ministère de l’Environnement du Québec a été appelé à la rescousse en raison de la facture exorbitante rattachée à la décontamination des sols visés.

Citoyens touchés

Le problème a d’ailleurs été soulevé la semaine dernière, dans le quotidien La Presse, par le journaliste Vincent Larouche, qui s’est entretenu avec le citoyen Philippe Genty, qui a fait affaire avec une entreprise (qu’il nous est impossible de nommer en raison du fait qu’une enquête est en cours par la Sûreté du Québec, dans ce dossier et d’autres du genre et qu’aucune accusation n’a été portée à ce jour) pour le remblayage d’une partie de son terrain de Sainte-Sophie. Depuis qu’un inspecteur de la municipalité a constaté que le remblai est non conforme, M. Genty (que nous avons tenté de rejoindre sans succès) fait face à une facture évaluée à 100 000 $, pour retirer la terre contaminée.

Le citoyen Genty ne serait pas seul dans une telle situation.

«Nous avons relevé deux terrains contaminés dans la municipalité (NDLR: même si ce n’est pas souhaitable, on comprendra que d’autres découvertes pourraient survenir au cours des semaines ou mois à venir, au hasard de nouvelles inspections). Un inspecteur était allé sur place pour évaluer la situation. On a constaté, avec l’aide d’un biologiste, qu’il y avait, comme on dit, beaucoup de «cochonnerie» là-dedans. Nous avons demandé que le remblai soit retiré. Il faut bien dire que nous faisons confiance aux gens quand ils font du remblai», de commenter la mairesse Louise Gallant, au cours d’une conversation téléphonique avec Infos Laurentides, samedi matin dernier.

La rivière de l’Achigan touchée?

Le dossier est d’autant plus inquiétant qu’une partie des sols touchés se trouve non loin de la rivière de l’Achigan, pour laquelle des spécialistes en écologie redoutent des effets importants au niveau de la faune de la rivière constituée de quelques dizaines d’espèces de poissons.

Heureusement, précise la mairesse Gallant, la rivière ne sert pas à alimenter les résidants du secteur, en eau potable. «Les résidants ont été avisés de la situation». Par contre, «les gens vont pêcher dans la rivière de l’Achigan», note-t-elle, avec un brin d’inquiétude dans la voix.

Le MEQ s’impliquerait…

Quant à la suite des choses, Louise Gallant dit avoir contacté le ministère de l’Environnement pour s’enquérir d’un support financier du MEQ pour corriger la situation.

«Une rencontre est prévue avec les gens du ministère, mardi prochain (hier)», de dire Mme Gallant, qui ne manque pas de préciser: «nos inspecteurs sont aux aguets», quant à de nouveaux cas.

Plus de précisions dans notre prochaine édition.

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