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Germain Richer 02

Germain Richer ne se représentera pas à la mairie de Prévost.

Élections municipales: Germain Richer tire sa révérence

Après avoir œuvré durant 17 ans à la Ville, lors de deux mandats comme conseiller municipal et deux mandats comme maire, Germain Richer ne sollicitera pas un troisième mandat à la mairie de Prévost. Ce dernier avait suivi les traces de son père qui, lui-même, y avait été maire durant 16 ans.

«Ça fait 17 ans que je suis là. J’ai toujours eu une approche de guerrier pacifique, je travaille avec les citoyens et je suis un homme engagé», nous dit le Prévostois lors d’une entrevue. Ce dernier nous confie qu’être maire est exigeant. «Il faut toujours convaincre l’autre. J’ai eu à neutraliser des actions d’élus municipaux qui n’étaient pas à l’écoute des citoyens. Pour moi, être à l’écoute, c’est la clé maîtresse, tout comme l’acceptabilité sociale des projets

D’autres projets

«Durant huit ans, j’ai maintenu la cadence, mais j’avais beaucoup de projets personnels que je n’arrivais pas à mettre en place.» Selon lui, revenir aurait pu être possible. «J’ai attendu jusqu’à la dernière minute pour prendre cette décision-là. J’avais une bonne adhésion des citoyens et beaucoup de sympathisants dans la ville.» Il ajoute: «Je pars sans regret. Je vais prendre un temps d’arrêt de plusieurs mois et après je vais décider de la suite des choses. En ce moment, je suis en train de fermer des portes!»

Bilan

Très attaché à sa communauté, Germain Richer nous parle des projets dont il est fier, notamment d’avoir participé à celui de la construction de l’aréna régional. Il parle d’un bilan positif, de réalisations importantes et de projets structurants. Il aura, entre autres, soutenu la culture en mettant en place le Festival de BD. «J’ai respecté mes engagements notamment concernant le développement durable et la gestion du budget.» Mais surtout, il est très fier d’avoir donné un positionnement identitaire à la ville. «Et J’ai toujours essayé de maintenir les taxes municipales selon les capacités de payer des citoyens c’était mon cheval de bataille

Pour M. Richer, le défi des élus municipaux se situe au niveau des rôles et responsabilités. «Quand on prend des engagements, on doit les respecter et être honnête envers les citoyens. On doit être le miroir de ce qu’on leur dit. J’ai vu en 17 ans beaucoup d’élus qui choisissent de faire ce qu’ils veulent. Or les actionnaires d’une ville sont les contribuables et un élu n’est que mandataire. Certains se font des missions personnelles et non collectives, c’est la grande difficulté.» Le respect du code d’éthique et de déontologie est primordial pour lui ainsi que les trois valeurs de responsabilité, intégrité et cohérence. «Chaque soir je réfléchis et me demande si j’ai été intègre, cohérent avec la mission et est-ce que j’ai pris mes responsabilités

La gestion du stress

Dans les périodes de turbulences – et il y en a eu à Prévost – Richer confie avoir toujours œuvré pour l’harmonie et la continuité. Il a travaillé, en début de carrière, pendant 12 ans dans le domaine de la psychiatrie, en santé mentale. «L’approche que j’ai, c’est d’être un guerrier pacifique. Il ne faut pas mettre d’huile sur le feu, mais pacifier. Toujours porter un jugement de fait et non de valeur sur les personnes. Souvent, les gens ont des perceptions erronées, et durant les deux dernières années, j’ai vu cette dimension-là, des gens intervenir non sur des faits, mais sur des perceptions.»

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