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Jean-Paul Frey (2e à partir de la droite), en compagnie de ses nouveaux amis, tous coureurs d’élite.

À 60 ans, Jean-Paul Frey court 1 040 km en 17 jours

Certains pourraient dire de Jean-Paul Frey, 60 ans, qu’il est un surhomme, ce qu’il réfute rapidement. C’est que du 7 au 23 septembre dernier, alors qu’il participait au Tour de la Corse, un ultramarathon, il a couru sur une distance de 1 040 kilomètres, soit l’équivalent de 24,5 marathons, et ce, en 17 jours consécutifs.

Infirmier à l’Hôpital de Saint-Jérôme et résidant de Blainville, Jean-Paul Frey fait de la course à pied son mode de vie depuis plus de 40 ans, dont les 15 dernières à participer à des ultramarathons. Bien que son corps et son esprit étaient bien préparés à participer à cet événement d’envergure, réservé à l’élite de ce sport d’endurance, le fait de courir un marathon et demi par jour pendant 17 jours consécutifs représentait pour lui un énorme défi, surtout que la Corse a un dénivelé positif de 18 000 mètres et que les côtes sont donc monnaie courante.

«Tous les jours, on montait! C‘était tout un challenge! Je courais de 5 à 6 heures par jour, sans aucun congé.»

Partis 18, seulement 9 coureurs, dont 4 femmes, sont parvenus à franchir la ligne d’arrivée, les autres ayant été contraints à l’abandon, soit en raison de la fatigue ou d’une blessure. Mais pour Jean-Paul Frey, cette possibilité n’était pas envisageable, et ce, même si le plus long ultramarathon auquel il avait participé dans le passé n’avait duré que six jours.

«Je n’ai jamais pensé abandonner! J’y allais au jour le jour. Sur les ultramarathons, par expérience, c’est surtout le mental qui travaille fort et le mien à travailler très fort! Je ne veux pas me péter les bretelles, mais j’ai un moral d’acier pour cela!»

Une aventure humaine

Au-delà de la performance sportive, le Tour de la Corse représentait pour Jean-Paul Frey une aventure humaine. Et il n’est pas prêt de l’oublier.

«Il y avait des gens d’un peu partout sur la planète qui ont pris le départ de cette course. Un Danois, un Japonais, un Belge, un Américain et un Allemand m’accompagnaient, notamment, sur la route. C’est une famille les ultramarathoniens, vous savez.»

Et que fait-on dans une famille? On s’entraide. On s’encourage.

«Il existe une solidarité, une camaraderie entre nous, que l’on retrouve rarement lors d’une compétition sportive. Le seul objectif que j’avais était de finir la course, mon rang m’importait peu», de dire Jean-Paul Frey qui s’est ainsi fait de nombreux amis.

«Nous avons appris à nous connaître au fil des jours. Nous soupions tous ensemble et nous nous encouragions sur le parcours. J’ai rencontré des personnes formidables avec qui je garderai contact toute ma vie.»

Et maintenant?

Maintenant qu’il a relevé le défi ultime pour tout coureur, Jean-Paul Frey n’a pas l’intention d’accrocher ses «running shoes». Au contraire, aussitôt revenu de la Corse, il reprenait l’entraînement.

«Je suis un gars de défi. J’ai le projet de participer au Tour de France en 2019, une course de 45 jours, à pied, sur 2 700 kilomètres.»

Il s’était inscrit à cet événement en 2015, mais celui-ci avait été annulé en raison des actes terroristes qui venaient de s’y produire. On lui avait alors suggéré de s’inscrire au Tour de la Corse.

«Je me suis pratiqué sur la Corse, je suis prêt pour la France. J’ai jusqu’au mois de décembre pour m’y inscrire, mais mon idée est faite. J’y serai!»

 

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